Sauvons notre peau



Soleil au volcan

Cet article sur le Soleil, source indispensable de la vie sur terre, est proposé par l'association LE SOUFFLE APAISE.
Dans le cadre de ses activités nature et dans le but que ses membres pensent à se protéger, il a été rédigé afin d'en savoir un peu plus sur notre étoile, ses bienfaits, ses dangers et suggère quelques conseils utiles pour mieux vivre avec lui.

La relation de l’Homme avec le soleil

Le soleil a toujours occupé une place prédominante pour l’homme qui l’a vénéré dans l’histoire comme une divinité toute puissante, aussi bien chez les Mayas, les Égyptiens que de nombreuses autres cultures.

Il tient aussi une place importante dans la recherche scientifique, comme pour la mesure du temps basé sur le cycle solaire, et les différentes découvertes sur la récupération, la transformation et l’utilisation de l’énergie solaire.

L’homme comme la Nature tout entière se nourrit de l’énergie abondante du Soleil, énergie bienfaisante qui peut aussi devenir dangereuse sans des protections adaptées.

LES RAYONS DU SOLEIL



tempêtes solaires





Notre étoile est le soleil. Il est apparu il y a environ 5 milliards d'années. Le soleil est une grosse boule de gaz brûlants, une sphère d'hydrogène en fusion. Sa température en son centre est d'environ 14 millions de degrés.
En brûlant, le soleil émet des particules appelées photons, qui se propagent dans l'espace à une vitesse d'environ 300 000 km/s (la vitesse de la lumière). C'est ce qu'on appelle le rayonnement solaire. Le rayonnement solaire alimente les planètes en énergie, sans lui, la température de la terre serait de moins 270° et aucune vie ne serait possible. 
Mais, si les rayons du soleil sont indispensables à la vie sur terre, ils peuvent aussi être dangereux pour l'homme et ils peuvent détruire la vie.

Le soleil est donc notre meilleur ami, mais il peut aussi devenir notre pire ennemi.

Il existe différentes sortes de rayons solaires. Le rayonnement solaire est l'ensemble des ondes électromagnétiques émises par le Soleil. On y trouve toute la gamme des rayonnements, de l'ultraviolet lointain comme les rayons gamma, aux ondes radio en passant par la lumière visible. Ces rayonnements sont classés en fonction de leur longueur d'onde : les ondes courtes et les ondes longues. 

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Les rayons à ondes courtes comprennent les rayons X, les rayons Bêta, les rayons UV et les rayons Gamma. Les rayons à ondes longues comprennent les infrarouges qui transportent la chaleur, les micro-ondes et les ondes radio. 

Les rayons à onde courte sont extrêmement dangereux. Plus un rayon est court, plus il pénètre dans la peau et endommage celle-ci. Mais heureusement ils sont stoppés par l'atmosphère de la Terre, et notamment par la couche d'ozone.

L'intensité du rayonnement n'est pas constante et augmente lors des éruptions solaires pendant les maxima du cycle solaire. C’est le nombre de taches à la surface du soleil qui permettent de mesurer ce cycle. Les taches solaires sont des points sombres apparaissant à la surface du Soleil. Ils sont le lieu d’activité magnétique intense et de violentes explosions produisant des tempêtes solaires.

Le Soleil suit un cycle d’une durée approximative de 11 ans. Il démarre lors d’un minimum lorsqu’il y a très peu de taches et se développe jusqu’à un maximum lorsque des centaines de taches sont présentes à la surface pour revenir ensuite à un minimum solaire calme. On appelle cela un cycle solaire. Nous sommes actuellement dans le minimum solaire séparant le Cycle 24 du Cycle 25. Le premier cycle solaire scientifiquement documenté commença en mars 1755.


Parmi les ondes courtes, les dangers du soleil sont surtout dus aux ultraviolets (UV).

Le rayonnement ultraviolet (UV), également appelé « lumière noire » parce qu’invisible pour l’œil humain, est un rayonnement électromagnétique d'une longueur d'onde plus courte que celle de la lumière visible. Du latin « ultra », au-delà de, son nom signifie « au-delà du violet », le violet étant la couleur de fréquence la plus élevée (et donc de longueur d'onde la plus courte) de la lumière visible.






Le rayonnement ultraviolet peut être émis par des sources naturelles, comme le soleil, ou par des sources artificielles, par exemple les lampes de bronzage. 

Il existe plusieurs types de rayons UV. 

Les UV-A, dont la longueur d’onde est relativement longue, sont très peu filtrés par l’atmosphère et représentent près de 95 % du rayonnement UV qui atteint la surface de la Terre. Ils peuvent pénétrer dans les couches profondes de la peau. Ils sont responsables de l'effet de bronzage immédiat. 

Les UV-B, de longueur d’onde moyenne, sont mieux filtrés par l’atmosphère, mais leur intensité augmente au cours de la journée. Et cette dernière est encore plus importante quand on se rapproche de l’Équateur. Ils ont une activité biologique importante, mais ne pénètrent pas au-delà des couches superficielles de la peau, ils sont relativement absorbés par la couche cornée de l'épiderme (mélanine). Ils sont responsables du bronzage et des brûlures à retardement. 

Les UV-C, de courte longueur d’onde, sont les UV les plus énergétiques ainsi que les plus nocifs (l'énergie croît quand la longueur d'onde décroît), mais ils sont complètement filtrés par la couche d'ozone de l’atmosphère et n’atteignent donc théoriquement pas la surface de la Terre. 


LA DISPARITION DE LA COUCHE OZONE


La nocivité des rayons du soleil est non seulement plus forte actuellement, mais aussi plus forte dans l’hémisphère Sud.

L'ozone (O3) est une forme chimique particulière de l'oxygène. Il est notamment généré par le bombardement de la molécule oxygène stable O2 par les ultra-violets (UV). 

La couche d'ozone s'est formée il y a environ 600 millions d'années et a atteint sa taille actuelle il y a environ 400 millions d'années. La couche d'ozone représente schématiquement la partie de l'atmosphère où sa concentration est la plus élevée. 

Les rayons du soleil les plus dangereux sont filtrés par la couche d'ozone. 

Selon l’Organisation mondiale de la santé, « une diminution de 10 % de la concentration d’ozone peut entraîner l’apparition de 300 000 cancers cutanés ».

Le trou de la couche d’ozone est plus important au-dessus de l’Antarctique dans l’hémisphère Sud. Par exemple, à Punta Arenas, au sud du Chili, la quantité d'ozone diminue de 30 à 50% durant le printemps Austral (en septembre), obligeant les habitants à se protéger la peau.

La déperdition en ozone au-dessus de l'Antarctique a atteint une superficie de 24 millions de km² en 2014, le record datant de 2000 avec 29,9 millions de km². Actuellement, le trou dans la couche d'ozone est plus petit que durant la période 1998–2006 (NASA, 10/2014).

En Antarctique, le trou dans la couche d'ozone est un phénomène annuel qui survient en hiver et au printemps à cause des températures extrêmement basses qui règnent dans la stratosphère et de la présence de substances nocives pour l'ozone (OMM, 2011).







Les premières victimes du trou dans la couche d'ozone sont les êtres vivants de la planète. Comme les rayons ultraviolets arrivent à pénétrer directement dans la troposphère, les risques d'augmentation du taux de cancer de la peau sont à craindre. Il en est de même des maladies oculaires.

La couche d'ozone ne retrouvera probablement pas son état originel avant le milieu du XXIème siècle. En effet, ce sont maintenant les gaz à effet de serre (GES) qui prennent le relais de la destruction de l'ozone qui a commencé à partir des années 1950. Dans tous les cas, le trou dans la couche d'ozone ne sera plus un problème majeur d'ici 2060-2080 environ.



QUELS SONT LES BÉNÉFICES OU LES DANGERS LIES AU SOLEIL ?



LES EFFETS BÉNÉFIQUES

Soleil et cascade
S’exposer au soleil, avec modération, se ressourcer grâce à son énergie peut se révéler très bénéfique pour notre santé et être la source de vertus inestimables. La chaleur naturelle apportée par le rayonnement du soleil est relaxante, vivifiante et aussi purifiante.
Nous avons tous déjà ressenti ce plaisir lorsque notre corps s’imprègne de la chaleur naturelle du soleil, comme si nous retrouvons une douceur et une légèreté connue. Ce « bain » nous procure une sensation de bien-être et une relaxation qui nous rend de bonnes humeurs et nous revitalise.
La peau est le premier témoin de cette sensation de chaleur, puis tout le corps témoigne de ce contraste, de ce changement et participe ainsi à cette relaxation. La circulation sanguine est stimulée, la transpiration qui l’accompagne purifie l’organisme. 
Les aliments nous transmettent aussi directement cette énergie qu’ils ont capté du soleil, les légumes et fruits frais en sont de bons transmetteurs.

Le plus puissant des synchroniseurs du rythme biologique est la lumière et le soleil intervient dans notre équilibre psychique et la qualité du sommeil.
L'exposition à la lumière, le soir, retarde la production de mélatonine, et donc l'endormissement. Une exposition lumineuse le matin va, au contraire, avancer l'horloge.
Le soleil a donc une action antidépresseur en stimulant les neuromédiateurs cérébraux, renforce la confiance en soi et nous rend également plus altruistes.
Selon une étude réalisée par le psychologue américain Michael Cunningham en 1979, nous avons tendance à être plus généreux avec les autres lorsqu’il fait beau.
Voici d’autres exemples des bienfaits thérapeutiques du soleil :

- diminution des risques cardio-vasculaires, d’hypertension artérielle, de diabète et même d’obésité

- soins de certaines pathologies cutanées comme le psoriasis ou l’eczéma

- meilleure tolérance à la fatigue et au stress

- aide à la synthèse de la vitamine D qui favorise la fixation du calcium et du phosphore.

- stimulant pour l'éveil et la cognition

Il y a donc un équilibre à trouver entre sous-exposition et surexposition au soleil. Chaque personne est différente en termes de sensibilité, pour des questions génétiques, mais aussi d’habitude de vie, d' environnement, de lieu de vie et d’alimentation.
Tous ces facteurs jouent sur les risques liés à une sur exposition au soleil.

LES DANGERS

soleil derrière un arbre
À haute dose, les rayons UV sont nocifs pour la santé humaine, notamment à cause de leur effet mutagène (mutation génétique). Le danger vient donc des doses d’UV reçus tout au long de la vie. À chaque nouvelle exposition, les UV reçus s’accumulent et augmentent les risques pour la peau et les yeux. D’où l’expression « avoir un capital soleil ». Il existe effectivement un seuil à partir duquel on est plus à risque de développer des cancers de la peau, car les mutations de l’ADN ne peuvent plus être réparées. Mais il est difficile de chiffrer ce « capital soleil », car il dépend de chaque individu.

Les rayons UV peuvent ainsi provoquer des allergies ou dans les cas les plus graves, des cancers cutanés tels que mélanomes (les cellules se multiplient rapidement et envahissent le reste de l'organisme : ce sont les plus dangereux) et carcinomes (qui ont une malignité locale et pour lesquels la chirurgie suffit (90% des cancers de la peau)). Ils peuvent provoquer un vieillissement prématuré de la peau (rides), ou encore des brûlures (coup de soleil). Des lésions graves peuvent apparaître à court terme comme une ophtalmie («coup de soleil» de l’œil ou « flash du soudeur » ou photokératite), ou à plus long terme, comme des cataractes ou des dégénérescences de la rétine.

Si les dangers liés aux UV-B sont connus depuis longtemps, ceux liés aux UV-A le sont depuis peu. Pourtant, ils sont tous les deux dangereux, car ils pénètrent dans l’épiderme et peuvent agir sur les yeux.

Les UV-A favorisent le vieillissement de la peau et l'apparition de rides, en perturbant l'équilibre des synthèses de protéines. Ils sont effectivement à l'origine de la production de radicaux libres dans les cellules, ce qui est très dommageable pour celles-ci. Le rayonnement ultraviolet brise une molécule en deux atomes et cet atome libre, ce 'radical libre', est capable, lui, d'aller casser des chaînes de molécules qui sont chez nous (comme le collagène et la kératine qui sont la structure de notre peau). Donc, les UV-A vont détruire la structure de notre peau, ce qui se traduira par le fait de commencer à avoir une peau fripée, une peau dégradée en termes d'élasticité et de propriété mécanique. Pendant longtemps, on a pensé que les UV-A ne pouvaient être à l'origine de lésions durables. En réalité les UV-A semblent favoriser l'émergence de cancers de la peau par plusieurs mécanismes.

Les UV-B sont capables de produire de très fortes quantités de radicaux libres oxygénés dans les cellules de la peau, responsables à court terme des coups de soleil et de l'inflammation. Outre ces effets à court terme, ils favorisent le vieillissement de la peau (en abîmant les fibres de collagène) et l'apparition de cancers cutanés, car même si les UV-B représentent une minorité de la lumière qui atteint la surface de la Terre, ils sont bien plus cancérigènes que les UV-A. De fortes intensités d'UV-B sont dangereuses pour les yeux, car ils ne sont arrêtés qu'à 80 % par le cristallin de l'adulte. Chez l'enfant, la moitié des UV-B atteignent la rétine des nourrissons et 75 % avant l'âge de 10 ans. Effectivement, le cristallin, qui est transparent pendant l’enfance et l’adolescence, ne peut pas jouer son rôle de barrière naturelle contre les UV.

Cette sensibilité plus accrue des enfants aux rayons UV se vérifie jusqu’à la puberté, où la peau et les yeux sont fragiles et plus sensibles aux rayons UV. Ainsi, les coups de soleil et les expositions répétées jusqu’à la puberté sont une cause majeure du développement de cancers de la peau (mélanomes) à l’âge adulte.

Enfin, les risques liés à ces rayons sont plus accrus selon le milieu où vous vous trouvez. Effectivement, si vous continuez à recevoir directement les rayons UV en provenance du soleil, vous pouvez dans certains cas également recevoir ceux réfléchis par l’herbe, la terre et l'eau (5%), par le sable (15 à 35%), par la surface de la mer (10 à 20%), par la neige ou les surfaces d’asphalte (80%), par un miroir parfait (100%). Un parasol sur une plage n’est donc pas d’une protection efficace contre le rayonnement UV qui est invisible et que l’on ne sent pas.


QUELS SONT CEUX QUI DOIVENT SE PROTÉGER ?


Soleil à la plaine des sables


Tout le monde est concerné, mais nous ne sommes pas égaux face au soleil. Vous êtes particulièrement fragile si :

• Vous n’avez pas atteint la puberté.

• Vous avez la peau claire, les cheveux roux ou blonds, les yeux clairs et que vous bronzez difficilement,

• Vous avez de nombreux grains de beauté (plus de 50),

• Vous avez des grains de beauté congénitaux (présents dès la naissance) ou atypiques (larges, irréguliers),

• Vous avez des antécédents familiaux de mélanome ,

• Vous suivez un traitement médical ou prenez des médicaments qui peuvent vous rendre “photosensible”, c’est-à-dire plus sensible au soleil.

Soyez donc très prudent au soleil. Faites examiner régulièrement votre peau par votre médecin traitant ou un dermatologue.

Si vous détectez une anomalie, une tache, un grain de beauté aux contours irréguliers ou qui change d’aspect rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur), consultez rapidement votre médecin traitant ou un dermatologue pour effectuer un dépistage. Détecté trop tard, le mélanome peut être mortel, car il s’étend rapidement à d’autres parties du corps. Si se protéger du soleil est indispensable, faire un dépistage chaque année chez un dermatologue l’est également.


POUR VOUS PROTÉGER, QUELS SONT LES GESTES ESSENTIELS ?

Ne vous exposez pas aux ultraviolets artificiels (cabines de bronzage). 

La prise d’antioxydants (curcuminoïdes, vitamines E et C, β carotène …) permet de neutraliser les radicaux libres qui se forment dans les cellules de l’épiderme par l’action des UV, et ainsi diminue le risque de cancer.

La prise de curcuminoïdes permet de renforcer la peau de par leurs propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes.

Évitez la douche avec savon dans les heures qui précèdent une exposition au soleil. Le savon dissout les sécrétions naturelles de la peau dont une des fonctions est, précisément de filtrer le rayonnement solaire.

Le rayonnement ultraviolet ne procure aucune sensation de chaleur, d’où le danger de croire que s’il fait frais, il n’est pas nécessaire de se protéger. Il en serait de même si on se trouvait sous un parasol sur une plage de sable qui réverbère les rayons UV.

De plus, sous les tropiques, le soleil est très intense, même à travers les nuages. C’est en milieu de journée, entre 11 heures et 15 heures, que les rayonnements UV sont les plus forts et qu’une protection efficace est donc indispensable. 

La première solution efficace consiste à éviter de s’exposer durant ces horaires.

Sinon, mettez de la crème solaire, portez des vêtements couvrant le maximum vos bras et vos jambes. Relevez le col de votre chemise. Portez des chapeaux à larges bords et n’oubliez pas de mettre vos lunettes de soleil.


Les crèmes solaires

Coucher du soleil à la Réunion
L'Homme a toujours cherché à se protéger du soleil. Les Égyptiens s'enduisaient d'un baume à base de riz. Les Inuits utilisaient de la graisse de phoque, les Tibétains, une combinaison de goudron et d'herbes, les Indiens, un mélange d'extraits de plante. Les premières crèmes solaires modernes ont été commercialisées en 1936.

Depuis, les crèmes solaires n'ont cessé de s'améliorer. On en trouve sous toutes les formes (en tube, en spray ou en pulvérisateur), avec des petits ou de grands indices de protection et résistantes à l'eau (waterproof).

Les crèmes solaires contiennent des filtres ultraviolets qui bloquent en partie les UV et aident à protéger la peau. Plus l’indice de protection est élevé, plus le degré de protection est bon. L’indice de protection correspond en réalité au rapport entre le temps nécessaire pour attraper un coup de soleil avec et sans crème solaire. Avec un indice de protection 50, il faudra par exemple 50 fois plus de temps pour attraper un coup de soleil qu’en n’ayant aucune protection. 

À retenir que même les crèmes solaires les plus efficaces ne protègent pas à 100 % des rayons UV. «L’écran total» n’existe pas. Une crème solaire indice 50+ laisse encore passer 2% des rayons UV. Son utilisation ne permet donc pas de s’exposer plus longtemps.

Les crèmes solaires ont cependant l’inconvénient d’être polluantes pour notre environnement. L'étude de référence de l'impact des crèmes solaires sur l'environnement date de 2008. Il a été démontré notamment l'impact des produits solaires sur les coraux par le fait que les filtres chimiques contenus dans certaines crèmes solaires provoquent le blanchissement des coraux. Ainsi, 10% des coraux mondiaux seraient menacés par les filtres solaires. Or, 25% des espèces marines dépendent du corail. Aussi, dès janvier 2021, les Hawaïens ne pourront plus utiliser de crème solaire contenant de l'oxybenzone et de l'octinoxate, deux substances accusées de détruire le récif corallien.

C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser des crèmes non nocives pour l’environnement. Une crème solaire est moins nocive pour l'environnement si elle contient des filtres UV minéraux : le dioxyde de titane et le dioxyde de zinc. Ce sont des minéraux, des composants naturels du sable, qui existent déjà à l'état naturel.

Il faut aussi privilégier des crèmes biodégradables. Plus la crème solaire est composée de matières naturelles, plus elle est biodégradable. Et plus elle est biodégradable, moins elle pollue l'environnement.

L’application d’une crème solaire doit être renouvelée toutes les 2 Heures. 10 % des personnes estiment que mettre de la crème solaire une seule fois suffit à se protéger pour la journée or l'application doit être renouvelée toutes les deux heures afin de maintenir une protection efficace.

Les vêtements

Porter un vêtement permet d’arrêter une partie des UV. 

Certains vêtements sont conçus plus spécialement pour résister aux rayons UV.

Ce qui différencie un textile anti-UV d’un texte traditionnel est sa résistance aux rayons ultra-violets une fois la fibre mouillée. Effectivement, 50 % des rayons UV traversent une fibre naturelle mouillée. Les tissus anti-UV emploient des filtres qui réfléchissent les rayons du soleil tels que ceux à base de dioxyde de titane ou de dioxyde de zinc.

On rend un tissu résistant aux rayons ultra-violets en le trempant dans un bain contenant un de ces produits qui va s'incruster à raison de 2 à 3 % du poids du tissu. Cette technique n'est efficace que sur les textiles du type cellulosiques et synthétiques comme le polyester ou les polyamides. Sinon pour les autres tissus, cette propriété anti-UV est donnée en incorporant une solution cellulosique anti-UV au cœur de la fibre juste avant le filage.

Les textiles anti-UV sont testés par des laboratoires spécialisés et sont marqués de l'indice UPF (pour ultraviolet protection factor) variant entre 15 et 50+, indice ayant la même échelle de mesure que celle des crèmes solaires. Ainsi plus l'indice est haut, plus l’efficacité du textile anti-UV est grande. 

Mais les propriétés anti-UV d’un tissu ne dépendent pas uniquement de la fibre en elle-même, mais également de la couleur et de la structure de celle-ci. Ainsi, un tissu de couleur sombre, plus épais et avec des mailles plus serrées protège mieux du Soleil.


Les lunettes de soleil

reflet du soleil à la rivière
Les lunettes de soleil (ou lunettes fumées) comportent des verres teintés destinés à diminuer la luminosité. Cela a pour effet d'agrandir la pupille et différents filtres doivent être inclus pour atténuer non seulement la lumière visible, mais aussi celle invisible des rayons UV. Parmi ces filtres, les verres solaires peuvent contenir un filtre polarisant ce qui apporte une meilleure perception des reliefs et des contrastes, ainsi qu'un plus grand confort dans les zones à forte réflexion (mer, neige, sable, goudron).




La norme NF EN ISO 12312-1/A1 : 2015 est une norme CE obligatoire pour les lunettes de soleil à usage de loisir. Elle impose un marquage CE sur le produit ainsi que le classement des verres en différents niveaux allant de 0 à 4 :

Niveau 0 : transmission limitée entre 80 et 100 % de la lumière visible et inférieure à 8 – 10 % pour les UV B ; 
Niveau 1 : transmission limitée entre 43 et 80 % de la lumière visible et inférieure à 4,3 – 8 % pour les UV B ; 
Niveau 2 : transmission limitée entre 18 et 43 % de la lumière visible et inférieure à 1,8 – 4,3 %pour les UV B ; 
Niveau 3 : transmission limitée entre 8 et 18 % de la lumière visible et inférieure à 0,8 – 1,8 % pour les UV B ; 
Niveau 4 : transmission limitée entre 3 et 8 % de la lumière visible et inférieure à 0,3 – 0,8 % pour les UV B.

Ce niveau 4 étant interdit par le Code de la route pour la conduite des véhicules.

Nous vous recommandons donc des lunettes de Niveau de protection 3. Sachez cependant qu’en Union européenne, tous les verres présents dans le commerce filtrent 99,9 % des UVB et 99 % des UVA, même si le verre est seulement de classe 1 (très peu foncé).

Cet ensemble de précautions constitue une protection efficace contre les risques solaires.


QUE FAIRE APRÈS UNE EXPOSITION IMPORTANTE AU SOLEIL ?


Soleil à mafate
LE COUP DE SOLEIL

5 coups de soleil reçus avant l'âge de 20 ans augmenteraient de 80% le risque de développer un cancer de la peau à l'âge adulte.

Il existe 2 types de brûlures :

Brûlure du 1er degré : Le coup de soleil provoque alors une rougeur de la peau, douloureuse, mais sans cloques. La peau est rouge, "érythémateuse", sensible. Les couches supérieures de l'épiderme souffrent d'un trop plein de soleil, vécu comme une agression. La rougeur de la peau est due à une vasodilatation des vaisseaux cutanés superficiels. La rougeur disparaît à la pression (la peau blanchit quand on appuie le doigt dessus), ce qui démontre qu'elle est liée à la dilatation des vaisseaux sanguins superficiels de la peau. Ces vaisseaux sanguins peuvent même éclater dans certains cas ce qui est alors irréversible. Ce phénomène est fréquent sur les cuisses, notamment chez les femmes ayant une peau fine, une carnation claire et surtout une insuffisance veineuse superficielle préexistante.

Ce type de coup de soleil guérit généralement en 3 à 6 jours (à condition de ne plus vous exposer au soleil) sans laisser d'autre trace qu'une desquamation (la peau qui pèle). 

Brûlure du second degré : Le coup de soleil entraîne l'apparition de cloques immédiatement ou dans les heures suivant l'exposition. Il est alors conseillé de se rendre chez un médecin qui s'assurera que la brûlure n'est pas infectée. Il ne faut surtout pas percer les cloques. Dans ce cas, le coup de soleil guérira en deux semaines. Mais parfois ce type de brûlure laisse des traces sombres sur la peau, qui sera plus lente à disparaître.

EN CAS DE BRULURES CAUSÉES PAR LE SOLEIL ?

Ombres et soleil à la Réunion
Comment apaiser la douleur ?

Le premier réflexe indispensable à avoir est de se mettre à l'ombre sans attendre.

Il faut également boire beaucoup pour éviter toute déshydratation. Non seulement le coup de soleil déshydrate votre peau, mais il déshydrate aussi tout le reste de votre corps, ce qui explique la fatigue ressentie après une journée au soleil. Vous pouvez aussi manger des fruits gorgés d'eau comme la pastèque, le melon jaune ou le raisin.

Les coups de soleil sont souvent accompagnés de céphalées, voire de fièvre. Ces phénomènes sont liés à la libération massive d'agents inflammatoires à cause de la brûlure solaire. La fièvre provoque une plus grande perte d'eau par sudation et le risque de déshydratation est alors plus important, notamment chez les enfants (et encore plus chez un nourrisson). En cas de fièvre consécutive à un coup de soleil, il faut donc boire par petites gorgées, beaucoup d'eau froide. Même si l'on n'a pas soif, il faut boire beaucoup d'eau. Fièvre et maux de tête se résorbent généralement en quelques heures. 

La prise de médicaments peut être utile dans certains cas, avec l'aval du médecin : les maux de tête, la fièvre peuvent être calmés par la prise de paracétamol toutes les 6 heures et si besoin, en cas d’inefficacité, par la prise d’anti-inflammatoires (type ibuprofène) en tenant compte de la photosensibilisation de ces derniers. 

Ensuite, en cas de nécessité, vous pouvez soulager les douleurs grâce à l'application d'une pommade sédative (demandez conseil à votre pharmacien) en couche plus ou moins épaisse. Cette crème va agir comme un cataplasme qui pénètre progressivement. Lait écrémé et bicarbonate de soude peuvent également apaiser la peau provisoirement. 

Soulagez l'inflammation en refroidissant la peau pour l'apaiser. Prenez une douche ou un bain dans une eau la plus fraîche que vous puissiez supporter. 

Hydratez votre peau en appliquant une couche de gel d’aloe vera (vendu en magasin bio) et laissez la peau absorber le produit avant d'en remettre une couche. L'aloe vera contient des acides aminés essentiels à la régénération des cellules de la peau ainsi que des enzymes anti-inflammatoires. Beurre de Karité et Biafine permettent aussi une bonne réhydratation de la peau.






L’ALLERGIE AU SOLEIL

Un coup de soleil voire même de simples expositions au soleil peuvent déclencher une allergie au soleil, aussi appelée lucite. Elle se caractérise par une exagération de la réaction normale au soleil (des coups de soleil apparaissent même après un temps d'exposition minime) ou par l’apparition de boutons ou plaques rouges de type urticaire ou eczéma.

Ces allergies ne régressent pas d'elles-mêmes. Elles ont tendance à s'aggraver en cas d'exposition au soleil. C'est pourquoi on évite, en cas d'allergie au soleil, toute exposition au rayonnement solaire et on protège au maximum les zones éventuellement exposées par des cosmétiques très protecteurs.

On peut aussi utiliser préventivement des vitamines photoprotectrices (dont les caroténoïdes) en capsule.

VOMISSEMENTS

Les vomissements sont un signe de gravité. Ils sont la conséquence d'une hyperthermie sévère (augmentation de la température du corps). Il faut refroidir l'ensemble du corps : prendre des bains 2°C en dessous de la température du corps, ne pas se couvrir (pas de couverture, vêtements légers...) et consulter un médecin si les symptômes persistent au-delà d'une demi-journée ou s'ils s'aggravent.


CONCLUSION

Coucher du soleil à la Réunion


Nous devons tous, individuellement, trouver notre propre mesure de la durée d’exposition de notre peau au soleil, si nous voulons pouvoir bénéficier pleinement de ses bienfaits.

Cet équilibre à trouver entre surexposition et sous-exposition est un exemple d'équilibre que l'on peut trouver en toute chose, le Hatha yoga en est l’interprétation symbolique répandue : l'union du soleil (ha) et de la lune (tha).


Soleil dans une forêt à Sainte-Suzanne
Le soleil, symbole du masculin et la lune, symbole du féminin sont ainsi représentatifs de toute dualité au sein de laquelle l’équilibre doit être trouvé.

Idâ et Pingalâ ; énergie masculine et féminine ; souffle inspiré et souffle expiré ... etc.

À côté du soleil et de la lune, il y a la terre. Cette dernière reçoit la majeure partie de son énergie du soleil, puis la renvoie vers l'espace à travers l'atmosphère. Cependant, les gaz à effet de serre contenus dans l'atmosphère retiennent momentanément l'énergie avant de la laisser repartir : c'est "l'effet de serre naturel", sans lequel il n'y aurait pas de vie sur la planète, puisqu'il y ferait -19°C en moyenne, comme sur la lune, au lieu de 15°C actuellement.

Cet effet de serre est lui-même le résultat d'un équilibre complexe et fragile basé sur des échanges entre la terre, l'atmosphère et l'espace à la base desquels, nous trouvons notre soleil.

Coucher du soleil à la Réunion