Le cabri Péi



Selon Wikipédia, la chèvre domestique est une espèce ou une sous-espèce de mammifères herbivores ruminants, appartenant à la famille des bovidés, sous-famille des caprins. Elle a été domestiquée dès le début du néolithique, vraisemblablement d'abord pour son lait, puis pour sa laine, sa viande, sa peau et son cuir. Le cabri péi est le croisement de plusieurs espèces, spécifique à l'île de la Réunion, et est menacé d'extinction.


L'élevage de chèvres a pendant longtemps été une activité importante pour les habitants de la Réunion, particulièrement dans les campagnes.

Les chèvres sont appelées « cabris » en raison d’une généralisation créole, « cabri » étant le nom en français du petit de la chèvre.

À la Réunion, une race particulière, dite « Cabri Péi » est apparue au fil du temps et a évolué avec le climat et la géographie particulière de la Réunion durant plusieurs siècles. Ce type est issu du croisement entre des chèvres de Madagascar, d’Inde, mais aussi de races alpines et Boer en provenance d’Europe et d'Afrique du Sud. 

Comment distingue-t-on un cabri Péi ?

Selon le site internet Capgenes.com, « les chèvres de race Péi font partie intégrante du patrimoine culturel et historique réunionnais. Ses trois siècles d’adaptation lui ont permis d’acquérir des caractéristiques de grande résistance. Cette race possède de très bonnes qualités maternelles. Son corps doit présenter une harmonie et une symétrie des formes avec une ligne de dos marquée et généralement creuse. La chèvre doit avoir un bassin large caractéristique de bonnes aptitudes à la mise bas ».

Étant plus petits de taille et donc moins rentables que les races alpines ou boers, ils sont devenus relativement rares à la Réunion.
Selon la liste officielle des races donnée par Wikipédia, le cabri Péi de pure souche fait partie des espèces menacées d’être perdues, il aurait même pratiquement disparu pour certains.



Ré-introduire le Cabris Péi



A Sainte-Suzanne, sur le terrain du centre, les cabris Péi côtoient des cabris de race plus traditionnelle. Leurs particularités et leurs qualités influencent la vie du troupeau. 

D’autres associations à la Réunion essayent de sauver et de faire revivre cette race dont l’élevage  présentent certains avantages. 

Ces cabris ont pour caractéristique d’être plus résistants et mieux adaptés à notre climat. Leur élevage nécessite moins de soins et ils ont également la réputation d’avoir une chair plus gouteuse. Les chèvres ont des portées plus nombreuses, 3 voir exceptionnellement 4 petits. La durée de gestation étant de 5 mois, une chèvre pourrait potentiellement donner naissance à 6 petits par an.

Le cabri Péi est un animal qui, sous certaines conditions d’élevage, peut être autonome et donc se nourrir seul dans la nature. Le troupeau quitte le dortoir le matin et revient de lui-même à certaines heures toujours fixes de la journée. Chaque troupeau de chaque élevage a ses propres habitudes. Le temps passé à l’extérieur est fonction de la qualité et de la quantité de nourriture présente aux alentours. 




Un terrain clôturé est nécessaire afin de circonscrire les cabris sur l'exploitation et de protéger les élevages des attaques de chiens errants, nombreux à la Réunion.
  



Leur indépendance retrouvée dans un espace sécurisé, les cabris deviennent des auxiliaires de notre agriculture.

Herbivores généralistes et indépendants, ils rendent service en pâturant les mauvaises herbes et lianes envahissantes tout en enrichissant le sol par leurs déjections.

Les cabris deviennent des nettoyeurs naturels des plantations de cannes à sucre, en éclaircissant les espaces et limitant les "mauvaises" herbes ou les espèces envahissantes comme les lianes de margoze.

 


L’avantage pour les éleveurs est considérable puisque les obligations d’entretien et de surveillance sont réduites.



Les cabris s'attaquent aussi à tous types de végétaux, ce qui implique de protéger les différentes espèces par l'implantation de grillages autour des plantations que l'on souhaite sauvegarder (Coco, cafés, Ylang-ylang, etc.) .

Le fait que le cabri soit opportuniste (il mange les plantes qu’il trouve dans son milieu sans se spécialiser à une seule espèce) explique sa résistance et que, dans certains élevages, il n’y ait pas de problème de dégénérescence malgré la consanguinité. 

Actuellement, les cabris Péi du centre viennent d’un élevage de Saint-Paul, l’éleveur faisant perdurer un troupeau familial depuis 1970.

Le sens de l'équilibre


Une des caractéristiques communes à de nombreuses races caprines est leur faculté à grimper, escalader, soit pour atteindre des feuillages différents, soit pour avoir une vue dégagée. Ces cabris ont acquis une grande agilité et un sens de l'équilibre hors du commun.


 




Le Cabri massalé


image et recette de "ileauxepices"

Le cabri fait bien sûr partie des viandes les plus appréciées à la Réunion. On en fait notamment un plat incontournable, le fameux “cabri massalé”. Cette recette indienne est l’une des plus représentatives de la gastronomie réunionnaise. 



Cabris et sérénité


Les cabris, qu’ils soient Péi ou pas,  créent une ambiance favorisant la sérénité.
Leur caractère apaisant vous invite à la méditation. Prenez le temps de rester avec eux et de les observer et vous ressentirez la douceur et la quiétude qui se dégagent par leur simple présence. Les chats ont la réputation d’apporter ce côté zen, mais le cabri est l’animal qui vous aidera mieux encore à trouver le silence.



Pour plus d’informations :

http://www.capgenes.com/les-races-caprines/la-chevre-pei/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_races_caprines_de_France

Et quelques photos des cabris du centre :

https://www.lesouffleapaise.yoga/Blog/Articles/n-wWTgPF/Cabris/